La prévention et l'éducation pour la santé sont en passe de devenir en France une des priorités du système de santé. Mais, dès le premier concept, l'affaire apparaît comme complexe, car la prévention peut se décliner en primaire, secondaire et tertiaire qui n'ont pas les mêmes objectifs ni les mêmes méthodes.
La santé dépend, dans la société moderne, avant tout des comportements individuels et collectifs et du rapport à l'environnement.
C'est pourquoi la prévention primaire s'incarne de plus en plus dans les actions d'éducation pour la santé.
Mais, pour assurer un service de qualité, respectueux des citoyens, l'éducation pour la santé demande un positionnement de la pratique et une éthique qui s'inscrivent dans l'esprit de la Charte internationale de promotion de la santé rédigée sous l'égide de l'Organisation Mondiale de la Santé. Encore des mots…
Comme tous les domaines techniques, l'éducation pour la santé et la promotion de la santé ont créé leur langage spécialisé. Mais ce qui caractérise cette spécialité, c'est qu'à côté d'un petit nombre de professionnels qui s'y consacrent exclusivement, l'action repose sur un grand nombre d'intervenants de terrain des secteurs sanitaire, social et éducatif.
On ne peut donc pas se contenter d'un jargon accessible à un cercle restreint de spécialistes. C'est bien un langage commun et courant qu'il s'agit d'élaborer.
Les mots pour dire les maux sont souvent compliqués. Les mots pour dire le bien-être ne sont pas plus simples.
Avancer dans la clarification du langage pour permettre aux praticiens de terrain de se comprendre et de structurer le débat sur leurs pratiques, de repérer sans malentendu leurs convergences, mais aussi leurs différences d'approche, telle est l'ambition de ce glossaire de l'éducation et la promotion de la santé.
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